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Le marché de l’Internet en France
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De nombreuses études de marché présentent la croissance des
Intranets dans les entreprises.
Aujourd’hui aux Etats Unis le pourcentage d’entreprises
qui ont déjà un Intranet ou qui pensent en déployer dans les mois à venir
(moins d’un an) est de 63%.
En Europe ce taux est inférieur (voir graphique ci-dessous).

Effectivement, en Europe, l’usage des technologies Intranet
n’est pas très répandu à ce jour, hormis pour l’Allemagne et la Suède
qui affichent 54% et 48% respectivement.
La France (37%) a une position médiane prouvant que son
marché est encore à développer.
L’une des raisons qui explique les écarts de chiffres entre
les différents pays européens est l’incompatibilité entre les LANs mis en
place dans les entreprises et les technologies Internet (TCP/IP). Ceci
explique que le Royaume-Uni migre lentement vers l’Intranet (29%). D’autre
part, cette migration est, logiquement, plus coûteuse.
Les grands comptes sont naturellement plus concernés par l’implémentation
des Intranets (masse importante d’informations à mobiliser) que les petites
organisations. Pourtant les PME (entreprises de moins de 500 employés) sont
aussi concernées. L’internationalisation de l’activité économique fait
qu’elles sont plus sensibles à l’utilisation de ces technologies pour
communiquer et ouvrir leur site central aux sites éloignés ou aux
utilisateurs nomades.
• Le marché du
télétravail
Marché du télétravail en France et en Europe
La croissance annuelle du marché est valorisée à 15%, elle
est favorisée par :
- La technologie (ADSL, Câble modems, etc…) qui permet un
confort de travail à domicile sans précédent à des prix très
compétitifs.
- La modification des organisations et des habitudes de
travail résultant de l’adoption des réseaux Intranet et Internet par les
entreprises.
- La volonté des entreprises de fidéliser leurs employés en
améliorant leurs conditions de travail ; et d’attirer de nouvelles recrues
;
- La réduction des coûts d’infrastructure générée par
ce nouveau mode de travail,
- Le développement des entreprises franchisées.
Les analyses du marché prévoient le doublement du marché du
télétravail en Europe dans les trois années qui viennent passant de 9
millions à 15 millions :

Evolution du marché du Télétravail. Source: Dataquest,
décembre 1999

Marché du Télétravail en France. Source: Dataquest, mars
2000
Profil des télétravailleurs
Le télétravail au sein de l’entreprise n’est plus
réservé aux cadres supérieurs qui doivent avoir à tout moment accès aux
informations leur permettant d’assurer une bonne gestion de l’entreprise.
Aujourd’hui les télétravailleurs sont des employés dont le travail ne
nécessite pas une présence dans l’entreprise. Le télétravailleur n’a
donc pas de compétence particulière et l’outil de télétravail doit être
convivial et simple et il doit garantir la sécurité du réseau Intranet de l’entreprise.
Le tableau ci-dessous présente une typologie des travailleurs
ayants besoins d’accéder à distance aux informations.

Définitions
- Télétravailleurs à domicile occasionnels ou à
mi-temps : ce sont des employés travaillant sur les lieux de l’entreprise
mais ayant besoin de se connecter occasionnellement à leur intranet le soir
ou le week-end ou des employés travaillant partiellement à domicile.
- Télétravailleurs itinérants : ils sont toujours en
déplacement mais ont besoin d’avoir accès à l’intranet de l’entreprise
- Travailleurs à plein Temps à domicile : ce sont des
travailleurs dont le lieu de travail est le domicile. Ils ne se déplacent
sur les lieux de l’entreprise que pour des réunions ou des rendez-vous.

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| Le haut débit gagne la boucle
locale |
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En matière de haut débit dans les réseaux étendus, la
partie la plus délicate reste la dernière portion. Les fameux derniers
kilomètres aussi appelés boucle locale.
Depuis la fin du monopole dans les télécommunications, les
méthodes d’accès à l’abonné sont à même de se diversifier, à la
fois en termes de fournisseurs et de technologies. Pour accéder au client
final, un opérateur alternatif aura désormais le choix entre plusieurs
options.
• Le satellite à
orbite basse qui se rapproche de l’utilisateur final.

Les futurs satellites large bande à orbite basse devraient
constituer une nouvelle technologie de boucle locale à haut débit. Mais le
marché visé est très étroit et l’industrie reste prudente sur les
chances de succès de ces satellites. Ils subissent en effet la concurrence
des satellites géostationnaires. Cette architecture trouve sa place lorsqu’il
est impossible d’utiliser d’autres types de boucle locale, comme le DSL ou
la boucle locale radio.
• Les réseaux
optiques passifs optimisés pour desservir bâtiments et locaux techniques.

La combinaison d’arbres optiques passifs avec des
terminaisons VDSL utilisant sur le dernier kilomètre les paires de cuivre
existantes semble être un bon compromis technico-économique.
Mais la mise en place de batteries de modem VDSL en sous
répartition, n’est pas aisée et la conversion optique/électrique fait
perdre tout le bénéfice de la transparence du tout optique.
• Les
réseaux hertziens fixes ou boucle locale radio.

La BLR (boucle locale radio) fournit une alternative aux
opérateurs souhaitant atteindre le client final sans installer leurs propres
câbles. Une station de base atteint des clients dans un rayon de 4 km mais la
ligne de vue doit être directe, sans obstacle important. Les grandes
agglomérations ont été les premières bénéficiaires de la BLR, les
opérateurs ciblant d’abord les zones jugées les plus rentables.
• Les technologies
xDSL qui utilisent la paire cuivre téléphonique.

Le xDSL a un avantage de taille, comparé aux autres
technologies d’accès à haut débit : Il ne nécessite pas l’installation
d’infrastructure câblée ou hertzienne, puisqu’il utilise un câblage en
place, la paire torsadée de cuivre du téléphone. Le xDSL bénéficie de la
capillarité du réseau téléphonique commuté. Il cible donc potentiellement
un très grand nombre d’utilisateurs, petites et moyennes entreprises comme
les particuliers. L’idée de base de cette technologie est de transmettre
des données sur des fréquences supérieures à celles utilisées par la
voix. |
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Suite
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