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• ATM
(Asynchronous Transfert Mode)
(Mode de transfert asynchrone)
C’est une technique de commutation de
petits paquets de taille fixe appelés cellules. Ce Protocole a été
développé par le CNET en 1984 et est devenu standard international
depuis 1991.
Comme solution d’interconnexion de sites
clients, les opérateurs proposent le transport de données
en mode ATM. Ceci consiste notamment en la fourniture de tuyaux (virtuels)
reliant deux points ou une multitude de points.
L’information est mise dans des cellules
de taille fixe de 53 octets.
- 5 octets pour l’en-tête et l’adressage.
- 48 octets pour les données.
C’est un service de transfert de données
en mode connecté, une connexion devant être établie
avant le transfert des informations. Le séquencement des cellules
est assuré sur une même connexion. Les cellules d’un flux
applicatif sont transmises en mode asynchrone.
On distingue 2 niveaux de connexion :
- VP (Virtual Path) identifiée sur
une interface par le champ VPI
- VC (Virtual Channel) identifiée
sur une interface par les champs (VPI, VCI)
Un VP peut contenir plusieurs VC, une application
utilise toujours une (ou plusieurs) connexion(s) de type VC.
Le mode ATM permet de transporter ensemble
des flux aux caractéristiques différentes : ces trafics sont
transmis simultanément, mais à chacun d’eux sera apporté
un soin particulier selon sa nature. Pour cela, un mécanisme de
qualité de service est mis en œuvre dans le réseau.
CBR (Constant Bit Rate)
Débit binaire constant
Les connexions CBR donnent lieu à un
contrat de trafic comprenant le débit crête de la connexion (Peak Cell Rate) et la tolérance de gigue associée
(CDVT)
Le respect d'un contrat de trafic CBR signifie
que le client émet ses cellules à un rythme inférieur
ou égal à PCR, tout en respectant la tolérance de
gigue. Le trafic non conforme est écrêté. Le service
CBR donne une bande passante constante.
VBR 3 (Variable Bit Rate)
Débit binaire variable
Le service VBR, seul service employé pour
l'ADSL, est destiné aux trafics
à débits variables. Mode de gestion des débits dans
lequel le fournisseur s'engage à fournir un débit moyen et
à permettre des pointes jusqu'à une valeur maximale. Pour
respecter la moyenne, il faudra obligatoirement des périodes de
trafic inférieures au débit moyen.
Le contrat de trafic VBR porte sur 4 paramètres
:
- Le débit crête PCR (Peak Cell
Rate)
- La tolérance de gigue associée
CDVT (Cell Delay Variation)
- Le débit soutenable SCR (Sustainable
Cell Rate)
- La taille de rafale maximum MBS (Maximum
Burst Size)
Dans le cas de VBR 3 (flux de données
variable sans garantie d’acheminement), les cellules non conformes sont
marquées à l’entrée du réseau (le bit CLP est
positionné à 1). En cas de congestion du réseau, ces
cellules non conformes seront éliminées en priorité.
S’il n’y a pas de congestion, elles peuvent traverser le réseau.
Pour le VBR 3, la qualité de service
en terme de taux de pertes peut être maintenue à un haut niveau
pour les cellules dont le paramètre CLP est à 0 (réseaux
optimisés).
Alors que pour le CBR, il y a réserve
de ressources nécessaires au niveau de la valeur crête PCR,
pour VBR, le réseau est dimensionné au niveau du débit
soutenable SCR en réservant des largeurs de bandes adéquates.
Les ressources qui permettent d’atteindre la valeur crête PCR sont
partagées entre plusieurs connexions VBR.
• AAL
(ATM Adaptation Layer)
C’est l’interface entre la couche ATM et
la couche application. Elle permet d'affiner la qualité de service
offerte par la couche ATM, selon les exigences du service utilisateur et
d'adapter les couches supérieures au transport de cellules ATM.

Les couches d'adaptation AAL sont divisées
en deux sous-couches :
- La sous-couche de segmentation et réassemblage
(SAR, Segmentation And Reassembly) qui adapte le format des données
applicatives à la couche ATM.
- La sous-couche de convergence (CS, Convergence Sublayer) qui gère l’identification des messages à transmettre,
qui est en charge de la récupération d'erreur sur les données
utilisateur et qui peut assurer également la synchronisation de
bout en bout.
- AAL 5
Il existe plusieurs couches d’adaptation AAL
selon le type de trafic utilisateur.
La couche d’adaptation AAL 5 est la plus
appropriée et la seule utilisée aujourd’hui dans l’architecture
protocolaire de l’ADSL.
Les fonctions de base de cette interface
sont de transporter des données à débit variable,
de détecter les erreurs et de les corriger, de gérer le bit
CLP (Cell Loss Priority), de contrôler le flux, de réaliser
le séquencement des données (pas de multiplexage de cellules
sur un VC) et d’effectuer la segmentation des données applicatives
en blocs de 48 octets utiles.
•
L2TP
Le protocole L2TP est défini dans
le RFC 2661. Il permet de créer un tunnel de " niveau 2 ", support
de sessions multi-protocoles PPP, sur des architectures IP, Frame-relay
ou ATM.
Il normalise les fonctionnalités
de tunneling qui avaient été développées par
les différents constructeurs (ATMP pour Ascend, L2F pour Cisco)
et de garantir une interopérabilité entre les équipements.

Dans la norme L2TP, on parle de LAC
: « L2TP Access Concentrator », et de LNS : L2TP Network Server
.
Les avantages de cette technique de tunnel
sont :
- de dissocier le BAS du point de terminaison
de la session PPP, permettant de prolonger la session jusqu’un concentrateur
local (appelé LNS) via un backbone partagé, et d’attribuer
les adresses des utilisateurs distants de manière centralisée
(via un serveur Radius) ou par le routeur LNS. L’adressage peut alors être
privé, même dans le cas d’un support sur backbone IP public.
- de s’affranchir de la connexion sur le
même BAS pour les sessions multilink PPP. Les sessions sont alors
terminées dans le même LNS via des BAS différents.
• PPP (Point of Point Protocol)
Le protocole Point à Point (PPP)
propose une méthode standard pour le transport de datagrammes multi-protocoles
sur une liaison simple point à point.
PPP comprend trois composants principaux:
- Une méthode pour encapsuler les
datagrammes de plusieurs protocoles.
- Un protocole de contrôle du lien "Link Control Protocol" (LCP) destiné à établir, configurer,
et tester la liaison de données.
- Une famille de protocoles de contrôle
de réseau "Network Control Protocols" (NCPs) pour l'établissement
et la configuration de plusieurs protocoles de la couche "réseau".
L'encapsulation PPP est utilisée
pour lever l'ambiguïté sur des datagrammes provenant de protocoles
différents. Cette encapsulation nécessite l'usage d'un tramage
dont le but principal est d'indiquer le début
et la fin de l'encapsulation.
Représentation de la trame PPP
| Protocole |
Information |
Bourrage |
| 8/16
bits |
* |
* |
- Le Protocole comprend un ou deux octets, et
sa valeur identifie le datagramme encapsulé dans le champ Information
du paquet.
- Le champ Information contient le datagramme
du protocole spécifié dans le champ Protocole.
En transmission, le champ Information peut
être complété d'un nombre arbitraire d'octets de "bourrage".
• PPTP (Point of Point Tunnelling Protocol)
PPTP est un protocole de Tunneling Propriétaire
Microsoft. La connexion d’un Macintosh en PPTP demande au préalable
le téléchargement du logiciel « Tunnel Builder »
qui permet de gérer la liaison VPN.
Les premiers raccordements Netissimo sur
les DSLAM Alcatel ont été réalisés avec le
protocole PPTP en utilisant le VP 8 et le VC 67.
Depuis début 2001, Le protocole
PPTP n’est plus livré. La cible étant pour les accès
Netissimo 1 l’utilisation du protocole PPPoE .
PPTP s'appuie sur les mécanismes
d'authentification, de compression et de cryptage de PPP.
Une trame PPP est insérée
dans un en-tête GRE (Generic Routing Encapsulation) et un en-tête IP. L'en-tête IP contient les adresses IP source et de destination
qui correspondent respectivement au client et au serveur VPN.
L'illustration suivante représente
l'encapsulation PPTP d'une trame PPP.

• PPPoE
(Point of Point Protocol over Ethernet)
PPP over Ethernet fournit la capacité
de connecter un réseau d'hôtes vers un site distant à
travers un simple dispositif d'accès bridgé. Avec ce modèle,
chaque hôte utilise sa propre pile PPP
Pour fournir une connexion point à
point à travers Ethernet, chaque session PPP doit apprendre l'adresse
Ethernet de la machine distante afin d'établir et d'identifier une
session unique. PPPoE inclus donc un protocole de découverte.

Lors du processus de découverte, un
hôte (PC, MAC) découvre le concentrateur d'accès (BAS).
Quand la découverte s'achève avec succès, l'hôte
et le concentrateur d'accès choisissent les informations qu'ils
emploieront pour construire leur connexion point à point sur Ethernet.
Une fois que la session PPPoE est ouverte,
les données PPP sont envoyées comme dans l'encapsulation PPP.
Ci-dessous, les diverses couches de protocole
utilisées pour la réalisation d’une connexion IP entre le
client et l’accès Internet.
l'unité maximum de retour pour une
trame d'option (Maximum-Receive-Unit = MRU) ne doit pas être négociée
à une taille supérieure à 1492 octets. En effet, une
trame Ethernet à une taille maximale de 1500 octets, l'en-tête
PPPoE est de 6 octets et le PPP ID est de 2 octets, le PPP MTU ne doit
pas être plus grand que 1492o.
• PPPoA
(Point of Point Protocol over AAL5)

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