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Bienvenue dans la technologie xDSL

 RE ADSL et ADSL 2+
 
RE ADSL
 
A l'origine, le réseau téléphonique a bien évidemment été conçu pour  transmettre la voix dans la bande de fréquence de 300 à 3 400Hz. Dès que l'on monte en fréquence, on observe une dégradation du support de transmission. Le READSL ou Reach Extended ADSL est une variante de l'ADSL qui utilise les mêmes normes de modulation que son cousin, la DMT, ou Discrete Multi Tone. L'idée du READSL est de "booster" la partie la plus basse du spectre, en envoyant plus d'énergie entre 25 et 200 kHz. Cette technologie doit permettre de prolonger de 5 à 10 % la portée des lignes pour des débits de 128 et 512 kbits. Les abonnés situés dans une zone ADSL mais se trouvant jusqu'alors trop loin du central ("zones d'ombre") pourront ainsi mieux bénéficier des services offerts. L'homologation de cette norme est en cours à l'UIT. Elle devrait être autorisée dans le courant du mois de septembre 2003 pour une commercialisation prévue mi-2004. D'ici là, le petit frère de l'ADSL, l'ADSL 2+ aura vu le jour...
 
ADSL 2 +
 
L'ADSL 2+ répond au souci inverse du READSL. En clair, il est orienté débit plutôt que portée. Cette norme est basée sur le doublement de la bande passante utilisée par l'ADSL première génération. Le spectre de fréquence ira en effet jusqu'à 2,2 MHz au lieu de 1,1 MHz, avec en contrepartie une portée réduite par rapport à l'ADSL, privilégiant de fait les abonnés les plus proches du central.
 
Là ou l'ADSL permet pour l'instant un débit maximal de 8  Mbit/s pour la réception de données, c'est-à-dire en canal descendant (downstream), l'ADSL2+ autorisera un débit allant jusqu'à 16 Mbit/s pour les clients proches (environ 40 % des clients autour du central). Dans le sens remontant (upstream), le débit restera sensiblement le même, soit 1 Mbit/s.
 

 

On peut noter pour les abonnés relativement proches du central une amélioration sensible du débit ou de la portée en cas de raccordement ADSL2+ grâce au schéma ci-dessus :

  • à portée égale, le débit de l'ADSL2+ sera supérieur à son aîné,
  • à débit égal, la portée de la nouvelle norme sera supérieure permettant ainsi à un nombre accru d'abonnés de bénéficier d'une connexion à 8 Mbit/s, jusqu'ici réservée aux proches voisins des centraux.

Par contre, les abonnés les plus éloignés verront peu de différence avec l'ADSL. A ceci près toutefois, que l'optimisation des équipements et l'amélioration du dialogue entre les modems distants permettront d'augmenter la portée des lignes d'environ 10 %.
L'ADSL2+ est actuellement en cours d'adoption définitive à l'UIT. Sa commercialisation devrait intervenir courant 2004.

SDSL, G.SHDSL

La commission d'étude 15 de l'UIT-T a étudié une recommandation sur la technologie G.SHDSL. Cette recommandation est référencée G.991.2 (Emetteurs-récepteurs pour ligne d’abonné à haute vitesse sur paire unique)
En Europe les travaux sont menés par l'ETSI TC TM6. Les spécifications techniques de l’ETSI concernant SDSL sont les suivantes :

ADSL; SDSL des similitudes

Le SDSL ou plus exactement le G.SHDSL est comme l’ADSL un membre de la famille xDSL. Cette famille de protocole est utilisée pour revitaliser les performances de la boucle locale, c’est à dire la dernière paire de cuivre téléphonique qui relie l’utilisateur au central de télécommunication. Ce dernier tronçon à l’aide de ces technologies pourra effectivement supporter du haut débit jusqu’à 2 Mbit/s voire plus.
Les liaisons asymétriques et symétriques sont construites de la même manière et arrivent sur les mêmes DSLAM.


Quelques différences

Des codages en ligne différents

L’ADSL propose un débit asymétrique et adopte la technique multi-porteuses de la modulation DMT (Discret Multitone). Son code en ligne met en œuvre l'entrelacement ce qui permet d'avoir une protection contre le bruit impulsif et donc diminue l'occurrence de désynchronisation du modem en cas d'environnement très bruité.

Le SDSL utilise le code PAM et propose un débit symétrique. Son code en ligne à modulation d'amplitude PAM (Pulse Amplitude Modulation) réduit les interférences avec les autres services xDSL. Il peut en outre s'adapter aux lignes perturbées grâce à sa meilleure immunité au bruit et à sa correction d'erreurs intégrée. Par contre, il occupe la bande passante 300-3400 Hz de la voix téléphonique

L'entrelacement pénalise le temps de propagation du signal ADSL sur la boucle locale par rapport à un signal SDSL de débit équivalent.

Des délais de transit différents
Le délai de transit de l'information est étroitement lié au temps de propagation du signal

Le délai de transit est un délai d’acheminement pour des données échangées (la mesure est le temps mis par un paquet data pour effectuer un aller-retour) :
Cette valeur dépend du débit, du taux de charge et du codage en ligne de la liaison xDSL.

Le temps de transit est étroitement liée au temps d'insertion des trames sur le liens d’extrémité.
Pour l’ADSL, la contrainte de l'entrelacement est une augmentation du temps de transfert de donnée.

Les différents éléments composant le délai de transit jusqu’au DSLAM sont les suivants :

·        Tps M : le temps de traitement modem et temps de sérialisation (fonction du débit)

·        Tps boucle locale :le temps de propagation du signal sur la boucle locale (codage)

Pour surfer sur l’Internet, il faut rajouter à ce temps de transit, le délai de traversée des réseaux des fournisseurs d’accès.

Ping est une commande qui permet de tester la disponibilité d'une machine se trouvant sur Internet et de connaître le temps de latence (transit)
 
Ping envoie des paquets (ICMP) à la machine testée et lui demande de lui renvoyer un écho confirmant la réception de chaque paquet. Le temps d'aller-retour est indiqué pour chaque paquet.
Des valeurs de l'ordre de quelques centaines de ms sont classiques.

Des architectures de collecte différentes

Pour répondre aux différents besoins des internautes, du particulier aux sociétés, plusieurs manières de collecter les flux IP xDSL sont actuellement déployées.

·       La première architecture cible par le niveau de qualité proposé, le marché grand public. Elle concerne du trafic ADSL uniquement avec débits non garantis.
Elle est basée sur une collecte DSLAM ; BAS.
Les liaisons asymétriques (ADSL) à débit crête utilisent en ATM, le profil de trafic nrt-VBR3.

 

·        La seconde architecture permet un niveau supérieur de qualité sur les critères suivants:
- Délai de transit
- Perte de paquets
- Large gamme de débits
- Débits asymétriques ou symétriques
- Débits garantis

Ce type de collecte est conçu pour les offres Turbo DSL du marché entreprises. Les liaisons symétriques (SDSL) et asymétriques (ADSL) à débit constant garanti utilisent au niveau ATM, le profil de trafic CBR disponible dans les DSLAM.

 

Des critères d’éligibilité différents

La limite de portée est plus courte pour un accès SDSL, les critères SDSL sont plus contraignants que ceux concernant l’ADSL.

Portée limite :

Débits d’un accès SDSL

Débits d’un accès ADSL

- 60 db

 

500 Kbit/s

- 50 db

500 Kbit/s

1 Mbit/s

- 40 db

1 Mbit/s

 

- 30 db

2 Mbit/s

 

Des modems différents

Comme les techniques de modulation et de codage utilisées sont différentes, les modems d’extrémité côté usager A-TUR ; S-TUR et les équipements côté DSLAM A-TUC ; S-TUC sont différents. Il n’y a pas de modems et de carte à la fois ADSL et SDSL.

En SDSL, seules les interfaces Ethernet et ATM sont possibles. Il n’y a donc pas de modem USB de plus aucun filtre ne doit être installé dans le cas d’un accès SDSL. La ligne est entièrement dédié au haut débit.

Exemple de type de modem :

Modems SDSL (S-TUR) non-interopérables :
-          Modem Speed Touch 610S raccordé derrière les DSLAM Alcatel.
-          Modem SNET raccordé derrière les DSLAM ECI.

Modems ADSL (ATU-R):
-          Speed Touch Home derrière un DSLAM Alcatel.
-          ANET derrière un DSLAM ECI.